À quoi sert le sens du service
si le service n’a pas de sens

La Chambre de métiers et de l’artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur a une organisation, une ambition, des missions. La première d’entre elles, c’est d’améliorer les performances et la rentabilité des entreprises artisanales, d’élargir leurs débouchés (du local à l’international) et, in fine, de contribuer à l’expansion économique du secteur. Dans toutes les Délégations départementales de la Chambre, chacun travaille avec ces objectifs en tête.

Parce que l’Artisanat engage ses savoir-faire dans le quotidien des gens comme aucun autre secteur économique ne le fait, parce que les artisans engagent beaucoup d’eux-mêmes dans leurs entreprises, les servir est plus qu’un service : c’est un véritable engagement. Au sens de la promesse, et au sens partisan. Il suffit d’écouter des élus et collaborateurs de la CMAR PACA pour le comprendre.

  • Ensemble, nous sillonnons le département, concrétisant partout sur le territoire la volonté de la Chambre d’agir en proximité. Nos collègues artisans doivent savoir que nous sommes là pour eux et les élus locaux mieux comprendre notre valeur ajoutée, celle de la Chambre et celle des artisans, qui sont essentiels à la vie du territoire.

    Monique Cassar
    Monique Cassar Présidente de la Délégation Bouches-du-Rhône de la Chambre de métiers et de l’artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • En tant qu’élus, nous portons la voix des artisans du territoire dans différentes instances. Nous sommes par exemple impliqués dans le plan « Action Cœur de Ville » qui s’attaque à l’ensemble des dysfonctionnements des centres-villes. Dans les Hautes-Alpes, Briançon et Gap sont concernées. Nous sommes partie prenante des projets qui vont être mis en place dans ces communes, pour y apporter notre expertise et proposer des actions au bénéfice des artisans.

    Chantal Garcin
    Chantal Garcin Présidente de la Délégation Hautes-Alpes de la Chambre de métiers et de l’artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur

La Chambre de métiers,
garante de l’égalité
des chances d’entreprendre

C’est l’autre facette de l’engagement des élus et experts de la CMAR. Il est lié aux particularités du secteur artisanal. Un secteur où l’artisan se lance souvent seul, comme beaucoup d’entrepreneurs, mais où il reste aussi plus souvent seul qu’ailleurs (plus de la moitié des entreprises artisanales sont individuelles) et s’entoure peu (2,2 actifs par entreprise en moyenne, contre 4 actifs par entreprise pour l’ensemble de l’économie régionale).

Conséquence : dans l’Artisanat, le mot travail compte triple. Tout chef d’entreprise est à la fois un artisan qui doit exercer son savoir-faire, un dirigeant qui doit piloter son entreprise, un gestionnaire qui doit maîtriser les chiffres et les normes de son activité.
C’est souvent beaucoup pour un seul homme ou une seule femme (les femmes dirigent 1 entreprise artisanale sur 4). Or, si les artisans sont aujourd’hui bien préparés à l’exercice professionnel de leur métier, ils le sont moins à être en position de cadre dirigeant. Cela explique que la grande majorité a toujours la tête dans le guidon. D’où l’importance de l’assistance apportée par la Chambre de métiers, dans tous les aspects de la vie de l’entreprise. Quelques exemples…

Face au besoin de contact
et d’accompagnement humain,
la Chambre de métiers déploie
ses experts de la TPE

Les quelques témoignages sur ce site, sélectionnés parmi beaucoup d’autres, montrent comment la Chambre de métiers s’engage aux côtés des artisans. À leur côté, littéralement, puisque nombre des prestations délivrées passent par un entretien et un accompagnement individuel.

Ce besoin de contact, d’accompagnement, de formation est un vrai besoin de la très petite entreprise artisanale. Il est pourtant peu considéré par le projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises (loi Pacte), déjà adopté par les députés et en discussion au Sénat.

Ce texte tend à réduire l’accompagnement des artisans en supprimant notamment l’obligation du Stage de Préparation à l’Installation (SPI). Une étape pourtant indispensable au bon départ des créateurs et repreneurs d’entreprises artisanales. 80 % de celles qui ont commencé par un SPI passent le cap des 3 ans.

Autre disposition prévue de la loi Pacte : la simplification des Centres de Formalités des Entreprises (CFE). Imposer un guichet unique et dématérialisé pour ces formalités, c’est oublier l’importance de l’accueil et du conseil spécialisé que les experts des Chambres de métiers apportent aux artisans et entrepreneurs artisanaux pour faciliter leurs démarches.

En 2017, la moitié des quelques 50 000 formalités enregistrées par la CMAR PACA ont été déposées lors de rendez-vous individuels au CFE. L’Insee l’indique d’ailleurs dans une étude régionale récente : « Le soutien à l’accomplissement des formalités administratives est une préoccupation majeure : parmi les difficultés les plus importantes citées par les créateurs actifs au terme de cinq ans, «régler les formalités administratives» arrive de très loin en tête (mentionnée par 41 % des jeunes créateurs). »

Avant d’être une unité économique, une entreprise artisanale est l’histoire d’une femme ou d’un homme avec son savoir-faire. Une histoire qu’on ne trouve pas ailleurs…

Voilà pourquoi jamais un site Internet ou une formation dématérialisée ne pourront remplacer les 24 000 rencontres qui ont lieu chaque année entre artisans et conseillers de la Chambre de métiers.